Diagnostic de TOC


Le trouble obsessionnel compulsif

Il s’agit d’un trouble chronique, qui ne disparaît pas sans thérapie adaptée, il est responsable d’une gêne variable, en général elle est importante et perturbe la personne qui en est atteinte. Le diagnostic de TOC est posé sur la présence de symptômes classiques que sont : les obsessions et les compulsions ou rituels.

 

Les obsessions

 

Les obsessions sont des idées ou des images qui font irruption, de manière brutale, dans la pensée de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte. L’enfant obsessionnel ressent l’arrivée de cette idée comme provenant directement de son activité mentale (« cela se passe dans ma tête »). Beaucoup d’enfants obsessionnels décrivent avoir une voix dans leur tête qui les oblige à ritualiser, qui les fait douter. Ils luttent contre ces idées, mais elles s’imposent et se répètent. En fait, plus la personne tente de chasser les pensées obsédantes, plus elle est envahie par ces pensées ; elles prennent d’autant plus d’importance que l’on fait des efforts pour s’en débarrasser.

Les pensées obsédantes du trouble obsessionnel compulsif sont dérangeantes, elles vont à l’encontre du cadre de la valeur de la personne qui est victime de ces obsessions. Il a honte d’avoir ces pensées, et tout autant de faire des choses absurdes pour s’en débarrasser.

 

Les formes d’obsessions dans le TOC

 

On distingue plusieurs formes d’obsessions :

  • Obsessions idéatives : un mot, une idée envahit l’enfant et le met mal à l’aise. Il s’agit d’idées angoissante ou culpabilisante (cancer, accident, maladie...).
  • Obsessions phobiques : crainte de la contamination, de tomber malade, de la pollution...
  • Obsessions compulsives ou phobies d’impulsions : peur de commettre contre sa volonté un crime ou un acte immoral (pousser quelqu’un sur les rails du métro par exemple).

Les compulsions

Les compulsions sont des actes répétitifs auxquels le sujet se sent contraint. Il en reconnaît le caractère absurde, dérisoire et gênant, mais il ne peut s’empêcher de l’accomplir sous peine de malaise ou d’angoisse. La fonction du rituel est de soulager la personne des pensées obsessionnelles qui l’assaillent. Ayant pensé à quelque chose qui le dérange, il se sent coupable d’avoir eu cette pensée et cherche à soulager cette culpabilité. Le rituel a, également, pour fonction magique d’empêcher un malheur de survenir ; par exemple, quand la personne pense à une maladie, elle refait le geste qu’elle faisait en s’efforçant d’avoir une « bonne pensée » pour éviter que l’un de ses proches ne tombe malade.

L’enfant se sent obligé d’exécuter le rituel selon un certain code (par exemple se déshabiller selon un certain ordre ou bien se doucher en se lavant certaines parties du corps en fonction d’un chiffre).

Les tentatives pour résister et ne pas ritualiser sont, en général, sources d’angoisse et d’échec.

Les rituels du TOC

Les rituels associés au trouble obsessionnel compulsif peuvent prendre différentes formes, certains sont visibles de l’extérieur (par exemple, toucher un objet plusieurs fois), d’autres ne sont pas observables et sont ce que l’on appelle des rituels mentaux. Les rituels ont tendance à beaucoup varier au cours du temps chez l’enfant ; progressivement ils vont s’enkyster dans les habitudes du sujet et ne plus beaucoup varier dans leur forme.

Les rituels les plus fréquents sont :

  • rituels de vérification,
  • toucher un objet plusieurs fois (en général toujours le même nombre de fois),
  • rituels de lavage,
  • obsessions de symétrie où la personne dispose toujours les objets de la même manière,
  • rituels d’annulation : la personne s’efforce de penser à une certaine chose pour annuler une pensée dérangeante, dans les TOC mentaux.

 

 TOC de symétrie chez une adolescente

TOC de symétrie chez une adolescente

 

Le diagnostic de TOC repose sur la présence d’obsessions et de compulsions qui perturbent la personne dans son quotidien. Ces symptômes sont chroniques, ils sont présents depuis plus de six mois. Le traitement des TOC nécessite une prise en charge en thérapie comportementale et cognitive (TCC) et, éventuellement, un traitement médicamenteux.

Pour en savoir plus : traitement des TOC